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BCE : DORMEZ TRANQUILLE INVESTISSEURS !

Ce n’est pas encore Noël, mais cela y ressemble pour les marchés. La conjonction d’une croissance économique soutenue et d’une politique monétaire accommodante – et qui le restera – place les marchés dans une situation idéale pour la période à venir. L’Euro Stoxx 50 a ainsi progressé la semaine dernière de 1.31% et a dépassé en séance le niveau le plus élevé de l’année atteint le 8 mai dernier.

La publication des enquêtes PMI en zone euro pour octobre a illustré une nouvelle fois la qualité de la croissance actuelle avec notamment la croissance du secteur manufacturier (PMI à 58.6 en octobre contre 58.1 en septembre) qui voit ses commandes à l’export progresser malgré une hausse significative de l’euro depuis le début de l’année (+10% contre le dollar). L’indicateur d’activité allemand (IFO) a atteint un nouveau plus haut depuis la réunification à 116.7 avec une progression à la fois de la composante actuelle (124.8 contre 123.7) et des attentes (109.1 contre 107.5). L’ensemble de ces enquêtes démontre que l’économie allemande et européenne profitent à plein de l’accélération des échanges mondiaux (révisée à la hausse par l’OMC à 3.6% pour 2017).

La décision de la BCE, jeudi, de prolonger la politique de rachat d’actifs obligataires (QE) jusqu’en septembre 2018 à un rythme de 30 milliards d’euros par mois (au lieu de 60 milliards actuellement) n’a pas surpris. Plus surprenant, en revanche, la déclaration de Mario Draghi, à la fin de la conférence de presse, qui a conclu que le QE ne s’arrêterait pas brutalement, laissant ainsi entrevoir une nouvelle prolongation après septembre prochain. En tenant compte des remboursements attendus (15 milliards en moyenne par mois), la BCE devrait continuer à acheter aux alentours de 45 milliards d’euros par mois dès janvier. Les investisseurs intègrent donc – pour ceux qui avaient un doute – que la BCE continuera à maintenir sa politique (ultra) accommodante pendant une période de temps prolongée.

Des voix discordantes au sein de la BCE existent pourtant, comme celle du français Benoît Coeuré membre du Directoire de la BCE, qui a déclaré ce dimanche souhaiter que cette prolongation soit la dernière du programme, ou encore l’allemand Jens Weidmann dont l’Allemagne voudrait faire le prochain président de la BCE. En attendant, Mario Draghi, tient fermement la barre du navire BCE et ce jusqu’en octobre 2019, terme de son mandat. Les investisseurs obligataires peuvent dormir tranquille.