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FED: Powell dans les pas de Yellen ?

A l’issue d’un suspens d’un an, Donald Trump a désigné Jerome Powell, comme successeur de Janet Yellen à la tête de la FED. Même si sa nomination doit encore être approuvée par le Sénat, Jerome Powell deviendra le 3 février prochain, le 16ème président de la FED depuis sa création sous sa forme actuelle, à la fin de 1913. La personnalité modérée et non partisane – Powell, bien que Républicain a été nommé en 2012 par Barack Obama à la FED – est un gage de stabilité. En effet, même si Donald Trump, n’a eu de cesse de critiquer Janet Yellen pendant sa campagne, il a constaté que la politique de la FED assurait un soutien important à l’économie américaine et qu’un resserrement monétaire plus agressif pourrait nuire à la croissance et à ses intérêts politiques.

Jerome Powell apparait donc comme le choix de la continuité avec toutefois, un positionnement à attendre plus critique de la réglementation financière dont il estime que les coûts pour l’industrie financière doivent être pris en compte, afin le cas échéant d’en alléger certaines contraintes.

Cette désignation a rassuré Wall Street qui a craint, un temps, la nomination d’une personnalité plus conservatrice qui aurait conduit un resserrement monétaire plus rapide.

Il n’en sera rien, alors même que – l’Histoire le dira –, l’excellent état de l’économie américaine pourrait justifier une politique monétaire plus restrictive. Les Etats-Unis s’apprêtent à boucler une 8ème année de croissance économique. La croissance au dernier trimestre a été de 3% en rythme annualisé (meilleur troisième trimestre depuis 2014). Le rapport sur l’emploi, publié vendredi, témoigne de la poursuite des créations d’emplois (+261 K en octobre) avec un taux de chômage au plus bas (4.1% en octobre contre 4.2% en septembre). Même constat pour l’indicateur de chômage qui intègre le temps partiel subit qui revient sur son niveau le plus bas de 2007 (7.9%).

Enfin, et même s’il est trop tôt pour conclure, la réforme fiscale voulu par Donald Trump semble bénéficier d’une dynamique puissante. Le texte a été adopté par les républicains de la Chambre des représentants et sera soumis au vote de l’ensemble de la chambre cette semaine. Parallèlement, le Sénat devra débattre de son propre texte. Le président de la chambre des représentants, Paul Ryan, a fait part de sa confiance dans la capacité des deux chambres à adopter un texte proche.

L’enjeu est d’importance pour Donald Trump, englué dans les mauvais sondages (37% seulement des américains lui font confiance, le niveau le plus faible pour un président américain depuis 1946) et qui a fait de sa réforme fiscale la pierre angulaire de son programme économique.