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Place aux fondamentaux

Alors que la réplique iranienne à l’assassinat du général Oassem Soleimani par les Etats-Unis pouvait faire craindre le pire pour ce début d’année avec un retour du risque géopolitique, il n’en a finalement rien été. Il faut dire que le marché n’avait déjà que peu réagi à l’escalade des tensions mais il est aussitôt reparti de l’avant suite aux déclarations du président américain qui, en n’engageant pas de représailles militaires, a joué la carte de l’apaisement. Une fois de plus Donald Trump a parfaitement joué le scénario du pompier pyromane : il commence par taper du pied dans la fourmilière puis crie victoire une fois la situation revenue au statu quo, arguant de l’avoir résolue. A coup de « fake news », les deux parties peuvent ainsi s'enorgueillir du succès auprès de leur électorat.

L’apaisement des tensions exogènes devrait donc permettre au marché de revenir aux fondamentaux économiques à quelques jours des premières publications de résultats pour le quatrième trimestre 2019. Aux Etats-Unis, la semaine s’annonce chargée avec la publication des principaux indicateurs de confiance et économiques mensuels (inflation, vente aux détails, production industrielle, …) ainsi que la publication du Beige Book de la FED et de la signature de l’accord de « phase 1 » attendue pour mercredi. Ces indicateurs devraient confirmer la bonne tenue du cycle américain notamment sur la consommation, principal moteur de la croissance américaine, en attendant une reprise des indicateurs manufacturiers. A ce titre, les données publiées vendredi sont plutôt rassurantes. Les créations d’emplois, bien qu’en baisse par rapport au mois de novembre où elles avaient été artificiellement gonflées par le retour au travail des grévistes de General Motors, affichent une hausse moyenne de 1.6% sur l’année 2019.  En parallèle, la hausse des salaires est repassée sous le seuil des 3% permettant de limiter les craintes sur les tensions inflationnistes. Cette baisse, liée à l’augmentation du taux de participation, montre surtout le retour à l’emploi des salaires les plus modestes ce qui est positif pour l’augmentation de la croissance potentielle américaine.

Sur le front européen, une nouvelle étape a été franchie sur le Brexit. Les députés britanniques ont ainsi approuvé le texte de sortie de Boris Jonhson au 31 janvier. Le texte prévoit une période de transition jusqu’en décembre 2020 pour négocier les futures relations économiques entre les deux zones. Pour Bruxelles, le délai est difficilement tenable, l’Union Européen n’ayant jamais négocié un accord commercial dans un laps de temps si court surtout que les points d’achoppement sont nombreux.