Thumbnail
 

Nos actualités

Retrouvez l’actualité d'Auris Gestion

Suivez notre actualité

Une semaine riche en chiffres macroéconomiques

L’activité économique a continué de rebondir sur le mois d’août. Néanmoins, le rythme semble quelque peu se tasser et reste fortement dépendant de l’évolution de la situation sanitaire. Par ailleurs, les disparités entre régions et secteurs restent notables.

En Chine, qui fait ainsi figure de bon élève, les PMI officiels et ceux de Caixin confirment la vigueur de la reprise, notamment dans les services où les PMI s’établissent bien au-dessus de la zone d’expansion des 50 (55.2 contre 54.2 le mois précédent pour l’officiel et 54 contre 54.1 le mois précédent pour le Caixin). Le contrôle de l’épidémie permet un retour de la confiance des ménages qui retournent « à leur vie d’avant » et favorise les dépenses de consommation, comme en témoignent certains indicateurs « hautes fréquences » (données de trafic, fréquentation des cinémas) quasiment revenus aux niveaux pré-crise. Le secteur manufacturier reste, quant à lui, relativement stable depuis plusieurs mois mais peine à accélérer sur fond de demande mondiale toujours dégradée comme en témoigne la sous-composante « nouvelles commandes à l’exportation » toujours en territoire de contraction bien qu’à un plus haut de 8 mois.

Au niveau mondial, l’activité manufacturière a continué d’accélérer en août. Le PMI manufacturier global est ainsi ressorti à 51.8 contre 50.6 en juillet, un plus haut de près de deux ans, mais les divergences entre pays sont importantes. Sur le panel de 31 pays, 12 sont encore en phase de contraction dont certains poids lourds du commerce mondial comme le Japon ou la Corée du Sud. Si les entreprises sondées sont optimistes pour les mois à venir, les freins à la reprise de l’activité sont encore nombreux : difficultés d’approvisionnement, hausse des coûts de production, pressions sur les marges, … forçant les entreprises à essayer de limiter leurs coûts notamment via les effectifs salariés qui restent en phase de contraction.

L’écart de reprise entre pays est également visible au niveau européen où la fracture Nord / Sud se renforce. Les PMI composites de l’Espagne et de l’Italie sont ainsi repassés en phase de contraction (respectivement 48.4 et 49.5 contre 52.8 et 52.5 le mois précédent) contrairement à ceux de l’Allemagne et de la France (respectivement 54.4 et 51.6). Cette divergence peut s’expliquer par la gestion de la crise du Covid-19 mais également par les marges de manœuvre disponibles au niveau budgétaire pour soutenir l’activité.

Enfin, si la semaine a également été très riche outre-Atlantique (accord sur le financement du gouvernement fédéral jusqu’en décembre, rebond plus élevé qu’attendu sur le secteur manufacturier, baisse du taux de chômage), l’actualité a été trustée par la correction sur la Nasdaq où les FANGMAN (Facebook, Apple, Netflix, Google, Microsoft, Amazon et Nvidia) ont abandonné près de 700 milliards de dollars de capitalisation boursière. Difficile de trouver une véritable explication entre prises de profit ou fin de l’euphorie sur le secteur. Pour le Financial Times, le conglomérat japonais SoftBank aurait acheté massivement des options d’achat sur les principales valeurs technologiques faisant grimper artificiellement le cours de ces valeurs. Le débouclement de ces positions aurait donc entraîné le début de la correction. Simple « baleine » ou véritable tendance de fond, affaire à suivre.